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EuroMed BURQA MultiEtnico - Interdire la burqa ?

Venerdì 12 febbraio 2010 | 00:00
EuroMed BURQA MultiEtnico - Interdire la burqa ?

Parigi, 11 Feb 2010 - Il velo integrale NON è musulmano e può essere proibito.
Lo ha affermato l'avvocato iraniano Shirin Ebadi, premio Nobel per la Pace nel 2003, intervistata da Radio France Info.

Commentando la volonta delle Autorita Francesi di proibire burqa e niqab.

Ebadi ha spiegato che il velo che ricopre il viso non esiste neanche nell'Islam e di fatto quando si prega se tutto il viso è coperto, la preghiera non viene ritenuta valida.

Per esempio, ha detto ancora Shinin Ebadi, se si va in pellegrinaggio alla Mecca con il viso coperto anche il pellegrinaggio non è ritenuto valido.

Allora, ha concluso, questo velo integrale, che non è musulmano e si fonda su false tradizioni può essere proibito.

Ebadi, cittadina iraniana attualmente in esilio in Europa, non porta il velo e sarà a Ginevra, dove la settimana prossima il Consiglio per i Diritti umani dell'ONU esamina la situazione in Iran.
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Presque tous les pays d’Europe l’ont envisagé. Et ont pris des mesures visant à réglementer strictement le port de ce vêtement couvrant complètement la tête et le corps des femmes, un grillage dissimulant leurs yeux.

June 2009 La burqa est le plus souvent interdite par des arrêtés locaux, au nom de la nécessité de voir les visages. Mais le simple voile, qui ne dissimule pas le visage, est largement accepté dans le monde.
Interdire la burqa ? Presque tous les pays d’Europe l’ont envisagé. Et ont pris des mesures visant à réglementer strictement le port de ce vêtement couvrant complètement la tête et le corps des femmes, un grillage dissimulant leurs yeux.

LES PAYS QUI INTERDISENT
Les Pays-Bas ont été les premiers à adopter une loi, au printemps 2007, qui interdit le voile intégral dans les écoles et les transports publics. Environ 6 % des Néerlandais sont musulmans, mais la burqa ne concerne que quelques centaines de femmes. Récemment, l’interdiction a été élargie aux universités. « On doit s’assurer d’une vraie communication et pouvoir regarder une personne dans les yeux », a justifié la députée Margot Kraneveldt. La Suède et l’Italie ont également interdit la burqa dans les lieux publics.

LES DÉCISIONS LOCALES

En Belgique, aucune loi fédérale n’interdit le port de la burqa. La question est du ressort des communes, et plusieurs ont adopté des règlements interdisant de se couvrir le visage au point de rendre l’identification impossible. Les textes ne font aucune référence explicite à la burqa, mais ils ont été pris en particulier dans des communes de la région bruxelloise où vivent d’importantes populations musulmanes, comme à Schaerbeek ou à Molenbeek, ainsi qu’à Anvers.
Enfreindre ce règlement de police locale est puni d’une amende d’environ 75 €, les carnavals faisant exception. L’islam est la première religion pratiquée à Bruxelles, qui compte autour de 80 mosquées. Les personnes se disant musulmanes y sont évaluées à 17 %.

SANS RÉGLEMENTER, ILS ENCADRENT
Des pays européens qui ont toujours eu une tradition de liberté vestimentaire, Allemagne et Royaume-Uni, confrontés à leur tour à la question de la burqa, ont adopté une approche commune visant à l’encadrer. Ainsi, la Grande-Bretagne, longtemps très tolérante à l’égard des signes religieux, change depuis 2006. Un an après les attentats de Londres, Jack Straw, aujourd’hui ministre de la justice, avait dénoncé le voile intégral comme étant une « déclaration visible de séparation ». Depuis, il demande aux femmes qui le portent et viennent le voir à sa permanence électorale dans sa circonscription de le retirer.

Il faut dire que le voile intégral noir est relativement courant dans certains quartiers britanniques. À l’est de Londres, de nombreuses femmes, souvent jeunes, le portent dans leur vie quotidienne, faisant leurs courses, enfants à la main. La presse populaire a soutenu avec vigueur, la semaine dernière, les déclarations de Nicolas Sarkozy. « Bannissons la burqa ici, au Royaume-Uni. Même les musulmans n’en veulent pas », a titré le quotidien Daily Express. « Ceux qui choisissent de vivre selon les règles des talibans n’ont rien à faire ici », a ajouté le Daily Mail. En Allemagne, l’interdiction du port de la burqa dans les rues serait considérée avant tout comme contraire aux droits des minorités religieuses. Un projet pilote, le Burkini, vient même d’être lancé dans une piscine berlinoise, pour faciliter son accès aux femmes musulmanes. Le costume de bain laisse le visage, les pieds et les mains à l’air libre.
D’où son nom, mélange de burqa et de bikini…
Mais ces tentatives d’intégration suscitent un vif débat, relayé par l’écrivain Ralph Giordano qui, dès 2007, avait surnommé « pingouins humains » les femmes portant la burqa. Juif allemand, ayant échappé à la mort lorsqu’il était adolescent en se cachant avec sa famille dans une cave à Hambourg, Ralph Giordano, 84 ans, s’était alors attiré les félicitations des néo-nazis qu’il avait évidemment repoussées avec vigueur.
L’Allemagne, désormais, prend elle aussi des mesures. Ainsi à Bonn, deux élèves de terminale avaient été exclues de leur lycée en 2006 parce qu’elles s’étaient présentées sous la tenue imposée aux femmes en Afghanistan. Le proviseur avait justifié leur renvoi en expliquant que les professeurs « veulent voir les visages de leurs élèves ». Les deux jeunes filles ne pouvaient suivre ni les cours de sport ni les travaux pratiques.

• • • • • • BURQA NON, VOILE OUI
Le port du voile est autorisé pour les élèves en Allemagne, tout en étant interdit pour les enseignantes ou les fonctionnaires. Alors qu’il est interdit dans les écoles françaises depuis 2004. Une rigueur qu’en Allemagne on attribue aux traditions fortes de la laïcité à la française. Et qui fait figure d’exception en Europe. Ainsi, un récent sondage Gallup indique que les deux tiers des Français non musulmans pensent que le port du simple foulard est contraire à l’intégration dans la société, contre seulement un tiers des Britanniques et des Allemands.

• • • • • • « Le public français ne fait pas de différence entre le foulard et le voile intégral, tandis que les Britanniques tracent une ligne claire entre les deux », analyste Dalia Mogahed, auteur de l’étude. Au Royaume-Uni, il est courant de voir des femmes portant le foulard dans l’exercice de leur métier : enseignantes, avocates, réceptionnistes… C’est vrai également pour les élèves, parfois dès l’école primaire.
La Belgique essaie aussi d’aménager la question du voile. Si le port de signes religieux est interdit pour les fonctionnaires en contact avec le public (guichet), une note interne au ministère fédéral de la justice, datant du mois de mars, recommande de tolérer les signes religieux ailleurs dans l’administration. Au Parlement fédéral, le règlement intérieur vient d’être modifié pour laisser aux femmes voilées l’accès aux tribunes du public.
La Turquie, en tant que république laïque, a elle aussi des règles strictes. Impossible pour une femme voilée d’étudier dans une université publique, de devenir fonctionnaire ou avocate. De même pour celles qui portent le carsaf (l’équivalent turc de la burqa). Il est vrai que ces dernières sont généralement peu désireuses de participer à la vie sociale et économique du pays, même si certaines s’aventurent un peu plus désormais hors de leur foyer.
À Istanbul, c’est dans le quartier de Carsamba que l’on croise le plus de musulmanes au corps entièrement recouvert. « Dans le passé, certaines femmes ajoutaient un fin voile noir sur les yeux, explique Binnaz Toprak, de l’université du Bosphore. Mais cela ne se voit plus. Le phénomène du carsaf est lui aussi anecdotique. » Cette universitaire a publié en 2006 une recherche montrant une baisse du port du foulard et du carsaf. En 2006, 1,1 % des Turques disaient porter le voile intégral, contre 3,4 % en 1999, un phénomène plus répandu à la campagne qu’en ville. « Les femmes qui portent le carsaf ne sont pas un enjeu politique », ajoute Binnaz Toprak. En cela, elles diffèrent des jeunes militantes qui, depuis les années 1990, se battent pour obtenir le droit d’entrer à l’université avec leur foulard.

LA POSITION AMÉRICAINE
Aux États-Unis, la non-ingérence de l’État et la liberté de culte sont inscrites et garanties dans le premier amendement de la Constitution. Afficher son appartenance est courant dans un pays qui compte une immense variété religieuse et dont 80 % de la population s’affirme croyante. Barack Obama l’a rappelé clairement sur les plages du Débarquement le 6 juin.
« Aux États-Unis, notre attitude n’est pas de dire aux citoyens ce qu’ils peuvent porter (…). La façon la plus efficace d’intégrer toutes les personnes, toutes confessions confondues, ce n’est pas de les empêcher de porter des vêtements traditionnels ou autres. » Chez les six à huit millions de musulmans du pays, le port de la burqa reste marginal, même dans des États à forte population musulmane (Illinois, Washington, Houston et Californie du Sud).
Cependant les obligations légales s’imposent aux femmes qui la portent. Ainsi, en Floride, en 2003, un juge a refusé de traiter la plainte d’une femme en burqa au motif qu’il ne pouvait pas lire sur son visage si elle était sincère. Plus récemment, une femme n’a pu obtenir son permis de conduire car elle n’était pas tête nue, comme la loi l’exige pour toutes les photos d’identité.
Nathalie LACUBE avec Flore GEFFROY (à San Diego), Sébastien MAILLARD (à Bruxelles), Sébastien MARTIN (à Londres), Delphine NERBOLLIER (à Istanbul) et Michel VERRIER (à Berlin)

Font: La Croix.com
www.lacroix.com

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